8 mars à Angers et lutte pour les droits des femmes : un sentiment de malaise...



En rapport avec la journée du 8 mars à Angers,  nous avons adressé ce courriel à la Ville d'Angers :


A l'attention de la Ville d'Angers et de Madame Roselyne Bienvenu Adjointe au Maire et Déléguée à l'égalité hommes/femmes

"8 mars à Angers et lutte pour les droits des femmes : un sentiment de malaise..."
Cette année 2017, certains événements que vous avez proposés pour la journée de lutte pour les droits des femmes ont attiré notre attention et nous ont laissées quelque peu perplexes. 
En effet, alors que nous nous rassemblions Place du Ralliement en cette fin d'après-midi afin d'exprimer et partager nos revendications quant aux nombreuses inégalités et discriminations que subissent les femmes -dans le monde du travail et pas que- nous nous sommes retrouvées nez-à-nez avec un tout autre évènement organisé par vos soins, à savoir, un cours de fitness gratuit, à l'attention des femmes, et dispensé par un animateur sportif de la Ville. 
L'évènement étant prévu à 18h30, il ne valait mieux pas que notre rassemblement "s'éternise trop" car on nous a fait comprendre que nos voix auraient été vite recouvertes par un bande son pop-technoïde ayant pour objectif de faire remuer leur popotin à ces braves femmes à qui l'ont fait comprendre qu'il faudrait qu'elles sculptent un peu plus leur silhouette au nom du féminisme. 

Le point intéressant de cette rencontre est que les deux messieurs responsables de l'animation de cette séance de stretching nous ont bel et bien présenté cette action dans "le cadre de la journée de la femme (l'afâme?)" et "que c'était à 200% féministe". 
Malgré leur réelle sympathie et leur très certaine bonne foi, nous nous sommes permis d'en douter, et bon nombre de personnes présentes au rassemblement également.
Comme précisé sur votre programme, "La Ville d’Angers et ses associations saisissent l’occasion de la journée internationale des femmes du 8 mars pour s’engager en faveur de l’égalité et promouvoir l’activité sportive féminine." 
Peut-être s'agissait-il donc de replacer des femmes dans un espace public habituellement occupé par des hommes? Peut-être l'intention était-elle vraiment féministe? Cela n'a malheureusement pas été perçu comme tel.
Et pour cause, car malgré le fait que n'ayons rien contre ce sport, en proposant un cours de stretching gratuit en plein centre ville à 17h30 le jour du 8 mars, il nous semble que cela ne fasse que conforter un sexisme déjà bien présent dans le sport qui consiste à inciter les femmes à s'inscrire dans des disciplines qui ont pour objectif clair et principal de modeler leur corps (pour être désirables), et pas forcément de s'amuser, vivre des sensations fortes ou de partager une discipline en équipe etc. 
Eh oui, même le gouvernement essaie de lutter
 contre les préjugés sexismes dans le sport ! Incroyable! 
           L'action aurait eu un tout autre impact si : 
-les entraineurs avaient été des entraineuses (et oui, cela peut paraître tout bête mais l'impact aurait été autre) 
-il s'était agi d'une pratique un peu moins "cliché féminin" (boxe anglaise, escrime, karaté, kapoera, foot, etc...) 
De fait, proposer un cours de stretching gratuit au beau milieu d'une journée de lutte pour les droits des Femmes, c'est un peu comme proposer un grand méchoui gratuit sur une journée de lutte en faveur des droits des animaux. 

Et cela ne nous convient évidement pas.  
En espérant tomber sur un autre type d'action le 8 mars prochain, 

Veuillez agréer, Madame, nos salutations féministes,

le Collectif Emancipation 



Marche pour la Justice et la Dignité

Le collectif Emancipation appelle à marcher pour la Dignité et la Justice le 19 mars à Paris

Un par mois.

C'est, en moyenne, le nombre de pères, de frères, de fils que nous perdons à cause de la brutalité des forces de l'ordre. Une brutalité qui prend plusieurs formes : des techniques de pliage qui conduisent à l'asphyxie des victimes aux coups de poings, de balles ou de Taser qui, dans les pires des cas, s'avèrent mortels.
Régulièrement depuis plus de 40 ans, les nôtres sont ainsi tués par l'État Français, aux mains de ceux que l'on appelle ironiquement les « gardiens de la paix ». Régulièrement depuis plus de 40 ans, c'est l'impunité la plus abjecte et les campagnes de criminalisation qui répondent aux mobilisations de celles et ceux qui réclament vérité et justice pour leurs morts. L'acharnement policier, judiciaire et politique contre la famille Traoré, à qui nous exprimons toute notre solidarité, en est la preuve. À chaque fois, c'est la même histoire.
La répression qui nous vise, nous familles de victimes, s'est accentuée sous le régime de l'état d'urgence. Tous les abus sont devenus possibles, avec leurs lots de conséquences tragiques. Ce n'est plus la police qui s'adapte à la loi, c'est la loi qui s'adapte à la police… Et nous sommes loin d'être les seuls à avoir été visés par le renforcement des dispositifs sécuritaires et des violences d'État. En 2015, le gouvernement a déclaré une véritable guerre intérieure : il a traqué les migrants et ceux qui les défendent, poursuivi la traditionnelle répression des « Noirs », des « Arabes », des « Rroms » et plus généralement des quartiers populaires, ciblé les « Musulmans » notamment via des perquisitions, des assignations à résidence et des fermetures de mosquées totalement arbitraires…À cela s'ajoute la guerre sociale qu'ont menée Valls et consors, notamment dans le cadre de la mobilisation contre la loi travail. Face aux résistances des quartiers populaires et du mouvement social, on a vu les violences se déchainer en touchant des catégories jusqu'ici protégées.
Les attentats terribles que nous avons connus en 2015 et en 2016 sont venus renforcer l'arsenal sécuritaire alors qu'ils sont la conséquence directe de la politique guerrière que la France et ses alliés mènent à l'étranger. L'État Français, qui pèse toujours de tout son poids sur les peuples qu'il domine comme en Afrique, prolonge cette politique au Proche-Orient tout comme il entérine l'occupation de la Palestine. Sa « lutte contre le terrorisme » ressemble surtout à une agression permanente contre des peuples innocents. C'est, entre autres, ce qui nourrit la crise humanitaire des réfugiés, traités cyniquement comme une menace potentiellement « terroriste ». C'est le serpent qui se mord la queue : le climat de guerre intérieure permet de justifier le contrôle toujours plus brutal de la population et délivre un permis de violence aux forces de l'ordre qui répriment toutes les gueules qui ne lui reviennent pas et tous ceux qui, des familles de victimes aux manifestants contre la loi travail en passant par les militants des quartiers populaires à la ZAD, osent s'organiser contre l'État, réclamer justice et affirmer leur Dignité.

Nous sommes tous concernés!

La campagne présidentielle ne va rien arranger. Au contraire. Presque chaque nouvelle déclaration est une insulte faite à nos combats, à nos préoccupations et à nos urgences.
  • Parce que nous ne nous soumettrons pas à l'arbitraire du pouvoir,
  • Parce que les mots « justice » et « dignité » ont encore un sens pour nous,
  • Parce que nous pensons qu'il est primordial de nous organiser, ensemble, pour lutter contre la guerre faite aux pauvres, aux migrants, aux descendants de colonisés,
Nous appelons tout-e-s celles et ceux qui se sentent concernés par ces sujets à nous rejoindre dans toutes les initiatives à venir (voir calendrier ci-dessous) et à participer très largement à la Marche pour la Justice et la Dignité qui aura lieu le dimanche 19 mars 2017 à Paris.Contre la hogra, contre l'humiliation, contre le racisme et les violences policières, contre les guerres lâches faites en notre nom contre des peuples qui ne nous ont rien fait.
Retrouvons espoir, force et unité pour faire bloc ensemble au nom de la Justice et de la Dignité.

pour plus d'information cliquer ici

Des transports sont organisés depuis La Zad en passant par Nantes. Pour des infos plus précises sur ces bus. Cliquer ici. 

Journée de solidarité avec les prionnierEs trans Samedi 18 mars 2017 à Brest



le Collectif Emancipation relaie l'appel du collectif Contre Tous Les Placards :



Dès les premiers temps des luttes LGBTQI *1, des trans*2, des inter*3, des gouines, des pédés, des queers - principalement afto-américainEs, latin@s, et pauvres - se battaient contre les flics*4 et les taules de toutes sortes. Iels s'organisaient pour soutenir celleux qui étaient incarcéréEs. Iels leurs envoyaient du courrier, diffusaient des lettres de prisonnierEs, manifestaient…
A l'intérieur comme à l'extérieur des murs, ces activistes ne se contentaient pas de demander des améliorations des conditions de détention, mais exigeaient la libération des prisonnierEs et la fin du système carcéral ; puisque l'Etat, sa police et la justice qui l'accompagne sont aux mains de celleux qui nous tuent, nous violent, nous mutilent, nous isolent.

NourriEs par cette histoire des luttes, le 22 janvier dernier avait lieu la seconde édition d'une journée internationale de solidarité avec les prisonnierEs trans, initiée de manière autogérée par des prisonierEs trans*5 et des alliéEs. Tout autour du monde, diverses actions (manifs, ateliers d'écriture de lettres, projection, concert...) ont été menées afin de mettre en lumière les conditions de détention des personnes trans en prison, chercher à les soutenir concrètement en brisant l'isolement de la prison et, plus largement, lutter conjointement contre le système carcéral, la transphobie et toutes formes d'oppressions et de dominations, en nous incitant à nouer des liens de solidarité, dedans et dehors, pour mener cette lutte chaque jour.

C'est pourquoi, nous, quelques personnes trans, en questionnement et allié-e-s en lutte contre tous les enfermements avons ainsi décidé d'organiser une journée de solidarité avec les prisonnierEs trans le 18 mars prochain sur Brest.
En tant que personnes trans, nous devons surmonter les représentations sociales qui nous montrent comme des monstres, le regard des autres, la honte, le mépris, et lutter pour exister hors de leurs normes bien trop étroites pour imaginer nos réalités.
Les personnes trans, celleux qui ne rentrent pas dans les cases de la binarité et des normes de genre ainsi que les personnes inter*3 doivent mener un combat perpétuel pour survivre dans un monde qui nous marginalise, nous déshumanise, nous criminalise.
Les discriminations et les agressions sont quotidiennes et ont lieu dans tous les domaines de la société ; notamment, l'accès au logement, à la santé, au travail, etc. Elles plongent nombre d'entre nous dans un isolement fort et une précarité importante aux lourdes conséquences sur nos vies.

Cette précarisation et ces violences systémiques, inter-personnelles, institutionnelles, etc qui touchent les personnes trans et intersexes amènent une part d'entre nous à avoir recours à des pratiques et des stratégies de défense, de riposte, de subsistance et de survie criminalisées par la justice de classe hétéro-patriarcale raciste. CertainEs d'entre nous peuvent alors se retrouver entre les griffes du système judiciaire et carcéral (d'autant plus lorsqu'elles sont des cibles de choix pour ce système raciste et bourgeois).
Les personnes trans et inter incarcérées doivent faire face aux humiliations, à la violence physique, aux agressions sexuelles, et au mépris de l'administration pénitentiaire et des matonNEs.

Le parcours de transition de nombreuses personnes trans incarcérées n'est pas respecté (refus d'accès au traitement hormonal ou a certains soins entre autres), et cela entraine de graves conséquences physiques, émotionnelles et psychiques pour elles. Elles sont placéEs dans des lieux de détention qui ne correspondent pas à leur genre, la plupart du temps à l'isolement ou dans des quartiers spécifiques (comme à Fleury-Merogis) pour - selon l'administration pénitentiaire - les protéger des agressions des autres détenuEs. Cette mise à l'écart ne les protège pas, bien au contraire, de la violence transphobe des matonNEs et crée un isolement extrême (pas d'accès aux activités ni au travail donc à de l'argent, peu de promenades, etc).

La transphobie derrière les murs des taules, n'est que la poursuite de la transphobie existant dans la société, exacerbée par les violences du système carcéral, et le racisme, l'homophobie, le mépris de classe...qui y sévissent.
Dans le même temps, il est important de souligner que la stigmatisation sociale qui pèse sur les prisonnierEs, fait partie de la même stratégie utilisée par l’État lorsqu’il parle de “terroristes”, qui vise à justifier les mesures pour "renforcer la sécurité", l'état d'urgence, la surveillance et la criminalisation des mouvements sociaux. Nous profiterons aussi de cette journée pour apporter notre soutien à touTEs les prisonnierEs à travers le monde et plus particulièrement à touTEs les prisonnierEs politiques.

Nous ne nous contentons pas de demander de simples améliorations des conditions de détention mais demandons la liberté pour touTEs les prisonnierEs ainsi que la fermeture de toutes les prisons et des autres lieux d'enfermement.

En ce jour et tous les autres, organisons nous et soyons solidaires de celleux d'entre nous qui sont enferméEs entre les murs des taules, des HP, des centres de rétention et des placards de toutes sortes !
Retrouvons nous à Brest le 18 mars prochain.
CONTRE TOUS LES PLACARDS !!
FEU A TOUTES LES PRISONS !!


Programme de la journée :

- A partir de 10h : réalisation d'une fresque et confection de banderoles.
A l'Avenir, place Guérin Brest (lieu accessible aux personnes à mobilité réduite).
- 12h : partage de pique-nique vegan *6 (si possible sans produits animaux et leurs dérivés (lait, beurre, fromage, yaourt, miel ...).
A l'Avenir, place Guérin Brest (lieu accessible aux personnes à mobilité réduite).
- 14h : un peu de visibilité en ville
- 19h : atelier d'écriture de lettre à des personnes trans incarcérées, écoute d'émissions de radio, présentations et discussions, infokiosque, bouffe vegan, bar sans alcool…
(le lieu sera communiqué lors de la journée, ou bien envoyez nous un mail : contretouslesplacards@riseup.net)
prix libre et en soutien à des personnes trans incarcéréEs

Pour plus d'informations : contretouslesplacards@riseup.net
 __________________________________________________________
*1 Lesbienne, Gay, BiE, Trans, Queer, Intersexe
*2 transgenre, transsexe, travestiEs…
*3 personne intersexe (dont les caractéristiques sexuelles (d'un point de vue anatomique, physiologique, hormonal...) ne permettent pas de la classer clairement dans les catégories "mâles" ou "femelles". De nombreuses personnes inter sont mutilées par des chirurginenEs afin de les faire rentrer dans ces catégories.)
*4 cf. émeutes de Compton Square ou de Stonewall par exemple.
*5 notamment Marius Mason (activiste anarchiste et écologiste condamné en 2009 à 22 ans de prison pour plusieurs actes de sabotage. Il est actuellement incarcéré à Fort Worth, Texas. Site de soutien (anglophone) : https://supportmariusmason.org )
*6 mode de vie excluant tous produits animaux et leurs dérivés (alimentaire – végétalisme-, vestimentaire, cosmétique, loisirs …) s'inscrivant dans la lutte antispéciste qui considère que les autres espèces animales ont droit au même traitement et à la même considération que l'espèce humaine.

Des droits pour les travailleur-se-s du sexe, non à la propagande catho du Nid !

Le collectif Émancipation relaie cette information:


Nous, femmes et/ou personnes trans féministes exerçant ou ayant exercé comme travailleur·se·s du sexe, sommes très en colère de constater que les Jeunes Communistes 35 ont choisi pour animer la moitié de leurs conférences données à Rennes dans le cadre du 8 mars, journée internationale de lutte pour les droits des femmes, des associations abolitionnistes néfastes aux travailleur·se·s du sexe.

Nous sommes particulièrement révolté.e.s par le fait que la conférence du 8 mars au soir soit une conférence sur la prostitution donnée par le Mouvement du Nid. Les inviter pour parler droits des femmes dans le cadre de la prostitution, c’est comme inviter Pierre Gataz pour donner une conférence sur l'anticapitalisme, inviter un curé pour parler contraception ou encore Christine Boutin pour discuter droits des LGBTI !

Nous tenons donc à rappeler que le lobby abolitionniste qu’est le Mouvement du Nid s’arroge une parole d’expert sur la prostitution dont il n’a aucune légitimité. Les vrais experts sur la prostitution, ce sont les travailleur·se·s du sexe !

Le Mouvement du Nid, comme les autres mouvements qui veulent notre abolition, sont déconnectés de nos réalités et déforment notre parole pour mieux maintenir leur pouvoir.

Le mouvement du Nid est une organisation qui fonctionne avec un budget de centaines de milliers d’euros de financement public par an pour diffuser la bonne parole issue de leur christianisme bien pensant.

Le Mouvement du Nid défend une politique prohibitionniste à l’égard du travail du sexe, une politique qui pousse les travailleur·se·s dans le clandestinité et les rend plus vulnérables à l’exploitation, aux violences, et à la stigmatisation.

S’inscrivant dans ce type de politique, la loi sur la pénalisation des clients en application depuis presque un an met les travailleur·se·s du sexe en danger, notamment les plus précaires qui sont celles qui subissent le plus de discriminations. Les personnes migrantes et/ou trans travailleuses du sexe sont particulièrement impactées par cette loi hypocrite. Le collectif Existrans par exemple revendique l'abolition de cette loi. Rappelons enfin que le droit pénal français dispose de tous les outils nécessaires pour lutter contre la traite et l’exploitation des êtres humains.

Comme tout·e travailleur·se dans cet état capitaliste, ce dont nous avons besoin, c’est l’auto-organisation face à nos exploiteurs !

C’est notre discours de premières concernées sur cette question qui doit être relayé! Le travail d’allié des syndicats et associations mobilisés pour le 8 mars est de faciliter notre empowerment féministe et syndical et non de donner un espace de parole aux personnes qui luttent contre nos droits.


Mon corps, mes choix !

Des droits pour les travailleuses !


Ce texte a été rédigé par des femmes et/ou personnes trans travailleuses du sexe ou ayant été travailleuses du sexe et sera diffusé avec l’aide d’allié-e-s de notre lutte.

GREVE !




Ce mercredi 8 mars prochain, c'est la journée internationale de lutte pour les droits des Femmes.





Parce qu'en 2017, les femmes en France sont toujours payées 26% de moins que les hommes, alors qu'elles travaillent autant, voire plus parfois, surtout quand on pense à la double journée!
Cette différence de 26% de moins équivaut au fait qu'elles ne seraient plus payées chaque jour à partir de 15h40.

Alors, pourquoi continuer de bosser gratos?


Nous, le Collectif Emancipation, relayons l'appel à toutes les personnes qui se sentent concernées par cette discrimination de près ou de loin à s'arrêter de bosser mercredi 8 mars prochain à 15h40. (Cette grève est couverte par des appels syndicaux et à l'échelle nationale.)

Cette discrimination n'est qu'une des trop nombreuses discriminations contre lesquelles nous avons décidé de nous battre, et ce pour l'émancipation de toutes les femmes.


Nous invitons donc ensuite à se rassembler à :

17h30 place du Ralliement à Angers

pour dénoncer encore une fois, une inégalité que nous continuons de subir tous les jours.


N'hésitez pas à relayer cet appel, à venir avec des banderoles ou avec tout autre élément qui vous semblerait utile à l'événement!


Voici l'appel général si vous voulez en savoir plus sur les revendications : http://8mars15h40.fr/en-2017-nous-voulons/

Rassemblement contre les violences policières

Le collectif Emancipation soutient l'appel à se rassembler contre les violences policières jeudi 23 février à 18h place du Ralliement à Angers.

L'histoire de Théo, c'est l'histoire de trop!


Donnons ENFIN la parole aux quartiers populaires,
à leurs habitants et aux associations de quartiers
qui vivent au quotidien
la stigmatisation et l'impunité policière.
Nous vous donnons rendez-vous
Jeudi 23 février à 18h00 place du Ralliement
pour écouter les témoignages de ceux et celles
qui ont vécu des brutalités policières à Angers
et faire entendre leur ras-le-bol.
Ce rendez-vous est déclaré, se veut pacifique
et est le seul initié par des habitants des quartiers d'Angers.
Les quartiers ne se tairont plus !
Nous sommes tous concernés.



Venez nombreu-x-se-s

20 ans de l'Etincelle

Dans le cadre des 20 ans de l’Étincelle, (voir programme détaillé en cliquant ici),

le collectif Émancipation organise plusieurs événements.


Le 2 mars à 20h à l’Étincelle (26 rue Maillé Angers) :


Atelier débat avec le collectif Stop Masculinisme de Grenoble qui effectue, depuis 2011, un travail de veille, d'analyse et d'intervention contre un mouvement et une idéologie qui voudraient faire croire que les hommes souffrent dans une société devenue matriarcale.





11 mars à 17h à l’Étincelle: 

Atelier pour que chacun-e prenne conscience de sa place dans la société et des privilèges ou discriminations qui en découlent. Avec un temps convivial autour de belles gourmandises faites pour être mangées ou bues.

18 mars de 10h à 17h à l’Étincelle: 

Le collectif Émancipation aura un stand parmi les autres collectifs, organisations et associations adhérentes de l’Étincelle. Se sera l'occasion de découvrir nos activités et de voir ce qui se passe d'autre à l’Étincelle.

Angela Davis appelle à la résistance collective


Nous vous inviter à lire le discours d'Angela Davis lors de la marche des femmes samedi 21 janvier à Washington

http://www.revue-ballast.fr/angela-davis-appelle-a-resistance-collective/ 

L’Histoire ne peut être effacée comme on efface une page Web

À ce moment décisif de notre histoire, rappelons-nous que nous toutes et tous qui sommes ici — ces centaines de milliers, voire de millions de femmes, de personnes transgenres, d’hommes et de jeunes —, à la Marche des femmes, représentons les puissantes forces du changement : nous sommes déterminés à empêcher que ces vieilles cultures racistes et hétéro-patriarcales reviennent au devant de la scène. Nous considérons que nous sommes des agents collectifs de l’Histoire et que celle-ci ne peut pas être effacée comme on efface une page Web. Nous savons que nous nous rassemblons cet après-midi sur des terres indigènes et nous suivons l’exemple des peuples des premières nations — qui, malgré la violence génocidaire massive qu’ils ont connue, n’ont jamais renoncé à la lutte pour leur territoire, pour l’eau, pour la culture et pour leur peuple. Nous saluons particulièrement aujourd’hui les Sioux de Standing Rock. Les luttes pour la liberté des Noirs, qui ont façonné la nature même de l’histoire de notre pays, ne peuvent être supprimées d’un simple revers de la main. On ne peut pas nous faire oublier que les vies des Noirs comptent réellement [référence au mouvement Black lives matter, ndlr]. L’histoire même de ce pays est ancrée dans celles de l’esclavagisme et du colonialisme — ce qui implique, qu’on le veuille ou non, que les États-Unis sont une histoire d’immigration et d’esclavage. Propager la xénophobie, crier au meurtre et au viol et construire des murs n’effaceront pas l’Histoire. Aucun être humain n’est illégal. 

La lutte pour la planète — contre le dérèglement climatique, pour garantir l’accessibilité à l’eau des terres sioux de Standing Rock, de Flint, du Michigan, de la Cisjordanie et de Gaza, pour sauver notre faune, notre flore et l’air — est le cœur de la lutte pour la justice sociale. Ceci est une Marche des femmes et cette Marche des femmes représente la promesse d’un féminisme qui se bat contre les pouvoirs pernicieux de la violence étatique. Un féminisme inclusif et intersectionnel qui nous invite toutes et tous à rejoindre la résistance face au racisme, à l’islamophobie, à l’antisémitisme, à la misogynie et à l’exploitation capitaliste. Oui, nous saluons la lutte pour un salaire minimum à 15 dollars. Nous nous dédions à la résistance collective. Nous résistons face aux millionnaires qui profitent des taux hypothécaires et face aux agents de la gentrification. Nous résistons face à ceux qui privatisent les soins de santé. Nous résistons face aux attaques contre les musulmans et les migrants. Nous résistons face aux attaques visant les personnes en situation de handicap. Nous résistons face aux violences étatiques perpétrées par la police et par le complexe industrialo-carcéral. Nous résistons face à la violence de genre institutionnelle et intime — en particulier contre les femmes transgenres de couleur.

Lutter pour le droit des femmes, c’est lutter pour les droits humains partout sur la planète ; c’est pourquoi nous disons : liberté et justice pour la Palestine ! Nous célébrons la libération imminente de Chelsea Manning et Oscar López Rivera. Mais nous disons aussi : libérez Leonard Peltier ! Libérez Mumia Abu-Jamal ! Libérez Assata Shakur ! Au cours des prochains mois et des prochaines années, nous serons appelés à intensifier nos demandes de justice sociale, à devenir plus actifs dans notre défense des populations vulnérables. Que ceux qui prônent encore la suprématie de l’homme blanc hétéro-patriarcal se méfient de nous. Les prochains 1 459 jours de l’administration Trump seront 1 459 jours de résistance. Résistance sur le terrain, résistance dans les salles de classe, résistance au travail, résistance par notre art et notre musique. Ceci n’est que le commencement, et, pour reprendre les mots de l’inimitable Ella Baker, « Nous qui croyons en la liberté, nous ne nous reposerons pas avant qu’elle n’advienne ». Je vous remercie.

L'homophobie ça suffit ! Mercredi 23 novembre rassemblement 19h Place Lorraine

Le collectif Emancipation relaie l'appel de Quazar, centre LGBT angevin pour un rassemblement demain :

Mercredi 23 novembre 2016 à 19H place Lorraine, face à l'hôtel de Ville


Hier, Lundi 21 novembre, le maire d'Angers décide de faire retirer des affiches de prévention anti-VIH.

"Suite aux différentes manifestations homophobes (suppression de subventions par la région, refus de célébrer des mariages de couples de même sexe par certains élus d'Angers, censure de campagne de prévention contre le VIH par Christophe Béchu, Maire d'Angers), les différentes associations défendant les droits LGBT vous invitent à les soutenir lors du rassemblement le mercredi 23 novembre 2016 dès 19h place Lorraine face à l'hôtel de ville d'Angers car L'Homophobie ça suffit !"

à demain ! 

Conférence + Show case sur le mouvement RIOT GRRRLS le 3 décembre

Goûter - conférence sur le livre Riot Grrrls avec Manon Labry + showcase avec Motörhill
Le “collectif émancipation” et la "Bibliothèque Féministe Voltairine" proposent :
 RIOT GRRRLS,
chronique d’une révolution punk féministe.

Un ouvrage écrit par Manon Labry, docteure en civilisation nord-américaine. Sa thèse portait sur les relations entre culture mainstream et sous-cultures underground, à travers l’étude du cas de la sous-culture punk féministe nord-américaine.*
Une discussion présentation autour de cet ouvrage et des liens qu’il entretient avec la place actuelle des femmes dans la scène artistique et musicale actuelle, les évolutions depuis les années 90 et ce qui n’a pas changé.
+
Un apéro show-case avec MOTORHILL , duo folk riot grrrls de Bretagne et des environs

Le 3 décembre 2016, aux Casse-Croute de Suzy.

Ca commence à 17h00 et c'est prix libre! Il y aura des pâtisseries des Casse-croûte de Suzy.